Le Petit Nounours

Débutant faisant son début.Que tout le monde ici puisse y prendre plaisir!

01 novembre 2009

Un Autre Monde Qui a Surgit Ce Matin...

DSC00315

Un autre monde qui a surgit ce matin...

En m’éveillant d’un beau rêve, je me suis aperçu de ce qui était devenu dehors...Un nouveau monde. Un monde tout blanc, un monde de neige.     Arrivée en novembre, cette neige semble un peu brusque, un peu surprenante. Quand même, il est extrêmement beau dehors, grâce à elle, le monde semble plus propre, plus brillant, plus pur. Les flocons de neige sont comme des petites fleurs blanches, étant soufflées par le vent froid et fort, qui effleurent les bâtiments, les voitures, les passagers tenant des parapluies... Les arbres sont couverts sous une couette blanche, ils se sentiraient doux et chauds, n’est-ce pas ? J’ai tiré la main, un flocon de neige, flottant au vent, dansant, a sauté sur ma main, et puis, très vite, il s’est fondu, devenant une goutte d’eau étincelante.

Assis devant le piano, fixant mon regard sur la neige par la fênetre, je me suis mis à jouer une petite chanson, les flocons volant dehors étaient des notes de music pour moi. Je n’ai plus eu besoin de partition, car la belle vue me donnait l’inspiration infinie. Je jouait pour cette première neige de cette année.

  C’est un autre monde... suis-je encore dans mon rêve ?

DSC00316

DSC00323

Posté par Petit Nounours à 17:25 - un peu de moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 octobre 2009

Voyage d'Automne

Voyage d'automne

Voyage à la Vallée de Longqing

_MG_9255

DSC00228

DSC00227

DSC00249

DSC00252

DSC00272

Posté par Petit Nounours à 15:51 - un peu de moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

19 octobre 2009

La Force de la Parole

  Selon Jean-Paul Sartre, « parler, c’est agir ». Dans cette phrase, on arrive à ph_jb02960comprendre, ou seulement se rendre compte de la force de la parole, de l’écriture, ou plutôt, des écrivains. Pour beaucoup de gens, le rôle et le devoir des écrivains sont de montrer ce qui existe dans le monde, comme les phénomènes, les conduites d’homme, les vérités autant que les mensonges. Pourtant, les écrivains font beaucoup plus. La plus grande différence entre l’écrivain et l’historien est que celui-là retranche, change, agrandit, développe et s’il est nécessaire, même renverse ce qu’il a trouvé dans la vie commune. Dans une certaine mesure, les écrivains ressemblent aux artistes comme les peintres ou les musiciens qui ajoutent de nouveaux sentiments et de nouvelles sensations dans leurs oeuvres en enregistrant ce qu’ils voient et en racontant, à leur propre façon, aux autres ce qu’ils ressentissent, soit la joie, soit la tristesse. Le monde est si grand et si complexe que c’est à peine si l’on parvient à trouver les vérités et les sentiments profonds qui se cachent sous les affaires banales de notre vie PlumeLitteraturequotidienne. Sans être dévoilés de la manière littéraire ou visuelle, ces phénomènes autour de nous ne se verraient pas complètement, ils resteraient indifférents. Les écrivains, eux, jouent le rôle d’une loupe, ils nous informent, avertissent en soulignant leur sujet par leur plume. Il est « l’homme qui nomme ce qui n’a pas encore été nommé ou ce qui n’ose dire son nom ». Par exemple, Sartre n’a pas créé l’existentialisme, en fait, il l’a découvert dans la civilisation humaine et il l’a nommé. Ce que font les écrivains c’est de tirer les moindres fragments de pensée et de créer une théorie en les combinant.

  D’après moi, la phrase « parler, c’est agir » possède deux sens indiquant respectivement deux parties différentes de la création littéraire. D’une part, il s’agit du processus d’écrire, dans lequel l’écrivain ne fait pas simplement que raconter, il décore, et il transforme ce qu’il a vu et ce qu’il a ressenti, car ce n’est pas son journal intime mais la voie par laquelle il communique avec ses lecteurs et qui le permet de transmettre ses idées ; d’autre part, « agir », ça veut dire la force qui est exercée sur la masse. L’influence de la littérature est si considérable que parfois elle servit d’arme par litteraturelaquelle on lutte contre l’esclavage, l’injustice, l’immoralité et les hideurs de la société. La littérature peut donner du courage et de la confiance à ceux qui portent la même foi, comme la liberté, la délivrance et la recherche de la vérité. On ne peut jamais ignorer la grande puissance de la parole, car les lettres sont comme les étincelles, quoique minimes, elles arriveront à allumer le feu le plus énorme.

Posté par Petit Nounours à 18:47 - littérature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

08 octobre 2009

SIMONE DE BEAUVOIR, UNE FEMME QUI DEPASSE LES EPOQUES

Nous ne pouvons pas parler des grandes femmes françaises sans parler de Simone de SIMONEBeauvoir. Par sa vie et ses livres, Simone de Beauvoir, philosophe, écrivaine, féministe et engagée, a rendu aux femmes conscience, compréhension et mémoire de leur histoire. Devenue une icône des femmes et appréciée du public pendant le XXème siècle, elle continue de susciter l’admiration pour longtemps. 

Née le 9 janvier 1908, Simone de Beauvoir, surnommée Castor, a mené une vie qui a beaucoup influencé les femmes et les courants de la pensée contemporaine sur l’égalité des sexes. Castor est un surnom donné par un ami car « Beauvoir » est proche de l’anglais beaver qui signifie castor, puis repris par Jean-Paul Sartre, qu’elle a accompagné pendant toute sa vie. Ce surnom lui va très bien car les castors ont l’esprit constructeur et vivent en bande, comme elle, qui a consacré toute sa vie en combattant pour les droits des femmes.

Jeune, elle est déjà une brillante élève et obtient de nombreux diplômes : licences de littérature, de grec, de latin, de philosophie, de mathématiques... mais ce sera la découverte de la philosophie qui la poussera à approfondir la matière à la faculté des lettres de l'université de Paris. Elle est reçue seconde à l’Agrégation de philosophie, juste derrière Sartre qu’elle compare à un génie. Après son agrégation en 1929, Simone devient professeur de philosophie. Mais elle ne le reste pas longtemps. En effet, peu après, elle commence sa vie d’écrivaine.

Avec Sartre et quelques autres intellectuels de gauche, elle fonde un journal, Les temps modernes, destiné à faire connaître l’existentialisme à travers la littérature contemporaine. Elle continue cependant son œuvre personnelle. Après plusieurs romans et essais dans lesquels elle parle de son engagement pour le communisme, l'athéisme et l'existentialisme, elle publie en 1949 sa grande œuvre, Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 22 000 exemplaires dès la première semaine. Elle devient vite la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient les femmes dans une situation d’infériorité. Malheureusement, en 1967, presque vingt ans après la publication du livre, elle doit encore manifester dans une interview son mécontentement face à la situation de l’époque. Elle dit, comme elle le pense, que la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire, elle s’est aggravée par rapport à 1949.

En 1958, ses Mémoires d’une jeune fille rangée voit le jour. Elle y a consacré à peu près dix ans. Elle écrit le premier volume de ses mémoires car elle veut rendre justice à sa meilleure amie Zaza morte à cause d’un mariage contre sa volonté. Trois raisons principales sont citées plus tard. Premièrement, elle écrit ses mémoires pour se comprendre et s’analyser ; deuxièmement, elle veut se faire comprendre et s’exprimer ; finalement, elle pense qu’il est nécessaire de laisser quelque chose au monde pour que l’on se souvienne d’elle.

Quant à son écriture, elle révèle un style particulier. Elle écrit clairement, nettement et surtout, fermement. Elle est très sûre d’elle dans ses ouvrages. Tout cela parce qu’elle veut donner une image ferme aux femmes et, en même temps, les encourager. En revanche, d’après Danièle Sallenave (auteur de la dernière biographie de Simone de Beauvoir Castor de Guerre, lauréate du grand prix de littérature de l’Académie Française en 2005), Beauvoir n’est pas aussi simple que l’on imagine. Il faut creuser dans ses livres pour comprendre sa complexité et son côté obscur car son attitude est plus nuancée dans la vie quotidienne. Il est intéressant que Simone de Beauvoir ait dit qu’elle n’aimait pas parler en public même si elle s’engageait beaucoup dans ses livres, alors que J.P. Sartre, lui, aimait beaucoup parler en public. D’ailleurs, elle n’a jamais contredit Sartre en public en ce qui concerne les points de vue politiques. Mais dans un des ses romans, il semble qu’elle exprime indirectement son inquiètude sur des décisions de Sartre par personnage interposé.

Comparée à Sartre, on la sous-estime en tant que philosophe. En fait, elle a beaucoup contribué au développement de l’existentialisme. Cette sous-estimation est injustifiée surtout en ce qui concerne le féminisme, où Beauvoir est beaucoup plus avancée que Sartre. Sartre n’aurait pas pris en compte les idées de Beauvoir à propos du féminisme en ignorant l’importance de l’emploi de l’article devant le mot « femme » en disant toujours « la femme » tandis que Beauvoir disait  « les femmes ». En disant « la femme », Sartre semblait reconnaître une « essence féminine » qui précède l’ « existence » des femmes, alors que Beauvoir, par sa fameuse formule « On ne naît pas femme, on le devient », confirmait fermement la quintessence de l’existentialisme sartrien : choix et engagement. Par exemple, d’après elle, la maternité, qui empêche très souvent les femmes de monter en grade dans leur carrière, n’est pas une obligation, mais seulement leur choix. C’est Beauvoir qui a fait prendre conscience aux femmes qu’elles peuvent choisir leur destin.

Nous sommes heureux, et même ravis que, sa personnalité, ses pensées philosophiques demeurent encore obscurs. Ainsi, il nous reste beaucoup d’autres domaines de Simone de Beauvoir à étudier et à apprécier. Elle est une grande figure qui dépasse les époques. Nous la lisons, nous la respectons, nous l’admirons et nous l’aimons hier, aujourd’hui et demain.

Par Vincent Tong

Posté par Petit Nounours à 16:11 - littérature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

05 octobre 2009

Eau Sauvage---Valérie Mréjen

4968_mediumEn fait, c’est pas le parfum de Dior, mais c’est exatement Eau Sauvage...

  Je vous recommande un livre de Valérie Mréjen, « Eau Sauvage », publié en 2004. Quand j’ai jeté un coup d’oeil sur les rayons de bibliothèque de CCF, j’ai été attiré par le nom de ce livre, sans me rendant compte du contenu extraordinaire. En effet, je ne m’étais aperçu de ce grand surpris qu’en le lisant. Grâce au raffinement de Valérie Mréjen, la difficulté de la communication et du dialogue entre les être, ou plutôt, entre les génération, est captée et retituée par la nuance du language familier et par les plus grandes attentions sur les moindres détails de la vie quotidienne. Pour montrer la rupture du « dialogue », l’auteur se servit d’une forme de « dialogue » dans son livre. Toutes les paroles viennent d’un père envahissant, démonstratif, préoccupé jusqu’à l’angoisse et même un peu fâché parfois. Elles sont sous la forme d’une suite de fragments—les messages sur le répondeur.

  On ressentit la rupture entre les générations dans notre époque en lisant ce petit récit. Dans le livre, il n’y a pas de conversation entre le père et la fille, l’auteur nous révèle un monde intérieur d’un père, d’un vieux, qui n’est rempli que de la tristesse, l’angoisse et l’émotion creuse par le monologue de ce père. Mais parmi ces paroles, il existe un souhait, une demande, un appel, par lesquels il ne prie que des réponses et de la communication. La préoccupation est évidente alors que la solitude se cache sous la colère et l’inquiètude. Quand le conflit dans la vie familiale et la vie individuelle se dévoile peu à peu, le fossé entre les générations différentes s’agrandit et s’aggrave. Le plus effroyable, c’est que ce fossé s’accompagne de l’amour le plus profond et le plus franc du monde. Par exemple, quand le père dit, « on ne peut compter que sur la famille », il s’agit d’un bavardage pour la fille en suscitant son mécontentement.

  « Tu peux te confier,j'aimerais t'être utile bien que je sois maladroit. »

  « De temps en temps, tu pourrais dire 'je vais préparer une salade '. Spontanément, tu ferais à manger. Quelque chose de facile, des pâtes ou une omelette, ce dont tu as envie.

Tu cuisinerais un petit plat, ce que tu veux, ça m'est égal, mais que ça vienne de toi.

Tu prendrais cette initiative. Un soir, ça te viendrait naturellement, un soir tu ouvrirais le réfrigérateur et tu improviserais un repas.

Je veux de l'affection. Que vous me demandiez sij'ai passé une bonne journée. Que vous soyez serviables, agréables, accueillants. »

  « Allô, bonjour ma chérie tu vas bien ? Je t’ai téléphoné hier, mais ça ne répondait pas. Ah tu étais sortie.

Allô, j’essaye de t’appeler sur le fixe, mais ça sonne occupé. Ah, tu es en ligne. Alors rappelle-moi quand tu as fini. »

  ...

 

Posté par Petit Nounours à 17:04 - littérature - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,



Page suivante »